Je vends actuellement ma maison de village. Le compromis de vente est prévu demain et soudain mon voisin ne veut plus que mes eaux pluviales soient déviées sur son toit. Il me dit que nous avons fait des modifications sur le tracé des eaux. Nous n'avons rien changé mais nous ne pouvons pas le prouver. Nous avons acheté cette maison en août 97 et nous l'avons entièrement rénovée. La situation de la maison est la suivante : d'un coté :
mitoyenneté avec la maison du dit voisin de l'autre : mitoyenneté avec son terrain (le terrain est en contrebas par rapport à ma maison).
Peut-il m'interdire l'accès à son toit ou à son terrain ? Si oui que puis-je faire ? .
Si vous ne pouvez pas prouver que vous aviez le droit de dévier vos eaux pluviales sur son toit, vous risquez de perdre ce droit.
Cependant, d'après votre description du terrain, les eaux pluviales découleraient naturellement vers son terrain en contrebas, dans cette hypothèse, il ne peut pas s'y opposer, en effet l'article 640 du code civil dispose : " Les fonds inférieurs sont assujettis envers ceux qui sont plus élevés, à recevoir les eaux qui en découlent naturellement sans que la main de l'homme y ait contribué ".
Le risque principal serait de voir votre terrain inondé en partie par le fait que vos eaux ne sont plus déviées, dans ce cas, si le terrain n'est pas une habitation ni une cour, un jardin, un parc ou un enclos y attenant, l'article L.152-20 du Code Rural s'applique. Celui-ci dispose " Tout propriétaire qui veut assainir son fonds par le drainage ou un autre mode d'assèchement peut, moyennant une juste et préalable indemnité, en conduire les eaux souterrainement ou à ciel ouvert à travers les propriétés qui séparent ce fonds d'un cours d'au ou de toute autre voie d'écoulement. "
Je pense déménager dans les mois qui viennent et je voudrais acquérir mon
nouvel appartement avant de vendre celui que j'occupe actuellement. Comment éviter tout
problème et risquer de me retrouver propriétaire de deux logements, ce que, bien sûr,
mon budget m'interdit ?
Un arrêt
de la Cour de Cassation, 3ème
Chambre, du 22 novembre 1995, a
validé la pratique de subordonner un achat à la vente préalable dun autre bien
à un prix précis.
Il est donc possible de signer la promesse dachat d'un futur appartement en y
insérant une condition suspensive, relative à la vente du logement précédent. Les deux
documents sont désormais liés : sil ne vend pas, lacquéreur nachète
pas et récupère la totalité de lacompte quil a versé.
Les agents immobiliers négligent souvent de mentionner cette possibilité, ou peuvent
même indiquer que cela est impossible, ce qui est évidemment faux !
Jai lintention dacheter un
appartement, à compter daoût 1997. Mais sa superficie est absente sur la promesse
de vente quon me propose de signer. Est-ce normal ? Sinon, que faire ?
Une loi du
18 décembre 1996, applicable à compter du 1er juillet 1997, impose
au vendeur de faire figurer dans la promesse de vente la superficie de lappartement
à vendre.
Sil ne le fait pas, vous pourrez entamer une action
pour faire annuler la vente dans le délai dun
mois après la signature de lacte authentique de vente.
Si la superficie réelle s'avère inférieure d'au moins de 5% de celle indiquée dans
l'acte de vente, lacheteur dispose d'un an, à compter de la signature de
lacte, pour consulter son avocat et entamer une
action
devant les tribunaux, demandant une diminution du prix
en fonction de la surface indûment comptabilisée.
J'ai acheté une maison par
l'intermédiaire d'une agence immobilière. Mais celle-ci me demande de lui payer sa
commission. En a-t-elle le droit ?
Non ! En principe, cest le vendeur qui doit rémunérer ses services, sauf
sil est prévu dans la convention de mandat que le paiement sera
à la charge de lacheteur. Lacheteur doit alors avoir ratifié cette clause
dans le compromis de vente.
Dans le cas contraire, il nest pas tenu de payer une quelconque commission.
Le taux de la commission représente, en général, entre 5 et 10% du prix de la vente.